Il existe deux instants dans l'année où le soleil semble suspendre sa course avant d'inverser son chemin. Deux instants où la lumière atteint son extrême, où le jour et la nuit se disputent le temps. Avec cette œuvre, Lou Ma Ho reprend ses lignes épurées. Le corps s'allonge, s'affine, se resserre à ses extrémités, jusqu'à ne plus être qu'une ligne dressée entre la terre et le ciel. Une sphère parfaite le couronne, comme un astre immobile au sommet de sa trajectoire. La laque blanche enveloppe l'ensemble d'une lumière qui ne semble appartenir à aucune heure. Elle efface les aspérités, dissout les ombres et transforme la matière en une présence presque immatérielle. Une sculpture qui ne bouge pas, mais qui semble toujours en mouvement.