Avec Narcisse, Lou Ma Ho revisite le mythe à travers une silhouette épurée, entièrement recouverte d'une peinture chromée. Sa surface réfléchissante ne possède ni couleur véritable, ni identité propre. Elle emprunte son apparence à tout ce qui l'entoure. Le spectateur qui s'approche découvre son propre reflet, déformé par les courbes de la sculpture. Il devient ainsi, malgré lui, une partie de l'œuvre. Mais que regarde-t-il réellement ? La statue ou lui-même ? Dans une société où chacun cultive son image et la multiplie à l'infini, Narcisse interroge notre besoin grandissant d'être vus, admirés, reconnus.