PAOLA,
PAOLA fleur immortelle,
Naquit sur un sol stérile,
Dans mon univers si cruel,
Elle tisse et répand ses fils,
Je prie qu’elle me reste fidèle,
Son parfum m’est utile,
Je prie qu’elle se rappelle,
Quand je lui parais malhabile,
Que mon cœur fait du miel,
N’est point si fragile,
Il peut battre de ses ailes,
Vaincre les périls,
Il viendra sous ton ciel,
Bâtir son asile.
PAOLA bel encens,
Naquit dans une fosse profonde,
Dans mon univers la vie sans,
Elle m’invente le monde,
Je prie qu’assez souvent,
De sa saveur elle m’inonde,
Mon cœur fait de romans,
Est à sa longueur d’onde,
S’il n’est pas dans son élément,
Ne l’accuse pas d’être immonde
Il sait les grottes et les monts,
Et toutes les vieilles qui commandent,
Il peut vaincre le démon,
Pour venir dans ta ronde.
PAOLA fleur singulière,
Naquit dans une voûte humide,
Dans mon univers sans prière,
Elle rafraichit mon corps aride,
Je prie qu’elle m’ôte les barrières,
De ce monde sordide,
Je prie qu’elle ne doutera guère,
Qu’elle soit sage quand elle décide,
Qu’elle ne se rende pas altière,
Quand je lui parais insipide,
Mon cœur fait de mystères,
Ne contient pas de vide,
Il s’effacera de ce désert,
Pour te joindre il est avide.
PAOLA fille d’Epicure,
Naquit sur une terre pas libre,
Dans mon univers sans voilure,
Elle soutient mon équilibre,
Je prie qu’elle se garde sûre,
Qu’elle protège pour moi sa fibre,
Si je lui parais immature,
Par sa philo qu’elle m’enivre,
Mon cœur fait d’aventures,
Se trouve dans un de ses livres,
Il sait les pièges et les murs,
Et les chemins qu’il doit suivre,
Il peut vaincre l’imposture,
Tout près d’elle il viendra vivre,
PAOLA fille d’empereurs,
Naquit sur une terre sans guide,
Dans mon univers sans fleurs,
Elle me rend la vie placide,
Je prie qu’elle me garde son cœur,
Si je suis un peu rigide,
Mon âme qui souffre cette heure,
Est assez intrépide,
Elle peut d’un élan fonceur,
Rapide et splendide,
Monter plus que toutes les hauteurs,
Construis par gens cupides,
Dans ton royaume de bonheur,
Il bâtira des bases solides.
PAOLA est une légende,
Qui ranime l’âme meurtrie,
Elle existe certes elle est grande,
Par l’âge et la foi pétrie,
On s’explique et on se gronde,
Depuis le temps qu’on s’écrit,
Puis l’on retrouve la longueur d’onde,
D’où l’amitié refleurie,
Qu’importe qu’elle soit brune ou blonde,
Tant qu’elle a de l’esprit,
Le verbe n’est pas à la mode,
Là où je suis inscrit,
C’est normal si je faconde,
Ai-je tort d’être si épris ?
Chacun de nous vit son monde,
Nous sommes mûrs et aguerris.
Poème dédié à toutes les PAOLA du monde