Dans Casse-tête, l’artiste assemble et expose les fragments constitutifs de son identité ; corps, mémoire, douleur, amour, maternité, perte, intimité.... Read More
Dans Casse-tête, l’artiste assemble et expose les fragments constitutifs de son identité ; corps, mémoire, douleur, amour, maternité, perte, intimité. Le corps agenouillé est à la fois porteur de souffrance et centre de gravité émotionnel. Les larmes versées deviennent concrètes, matérialisées au sol, comme un trop-plein non verbal.
Les pièces de puzzle représentent des éléments de vie, certains lumineux, d’autres chargés de blessures, de sensualité ou de souvenirs. Le sexe masculin, les visages de ses enfants, la cicatrice sur le sein, l’œil isolé, la bouche, l’arbre double… tout parle d’elle, de ses liens, de son vécu..Parmi les pièces, se détachent aussi les visages de ses enfants, Clarisse et Victor, posés comme des repères lumineux, indispensables. Ils sont son socle, sa continuité, ses fondations vivantes.
À l’extrême droite, une main entrouverte libère doucement une pièce rouge portant l’inscription “Dou Dou”, surnom affectueux de son mari. Ce geste souligne son rôle central, présence fusionnelle, âme sœur glissée avec tendresse au cœur du chaos.
À travers tous ces fragments, l’artiste ne cherche pas à reconstituer, mais à faire exister, à rendre visibles les parts d’elle qui l’ancrent, la blessent, la protègent, ou la composent