Comme Gao Xingjian je pense que peindre commence là où le langage ne suffit plus, je ne crois guère à cette mode du concept. Le choix des formes et des couleurs est déterminé par la nécessité intérieure, qui constitue la loi immuable de l'art, car le refus des formes habituelles du beau conduit à admettre comme sacrés tous les procédés qui permettent de manifester sa personnalité.
J'ai une technique de peinture à base d'huile unique basé sur des épaisseurs de matières pouvant aller jusqu'à deux centimètres. Ma conception de la peinture se veut non conceptuelle plutôt organique elle sort de mes tripes, unique elle s'exprime en dehors de toute mouvement pictural institutionnalisé. Je peins ce que je suis, je peins la matière, les éléments, leur fusion qui n'est autre que le mouvement de mon âme singulière, comme d'autres peignent des paysages, je peins le magma originel extirpé aux mouvements de mon être intérieur.