L’œuvre
intitulée « Les grouilleurs de l’ombre » met en scène trois figures humaines
assises côte à côte, incarnant les acteurs silencieux et souvent invisibles de
l’économie informelle. Leurs postures traduisent la fatigue, l’attente et la
résilience : têtes penchées, corps légèrement affaissés, gestes retenus. Chacun
semble absorbé dans ses pensées, comme suspendu entre l’effort passé et
l’espoir d’une opportunité à venir. Ainsi, « Les grouilleurs de l’ombre » est
une œuvre profondément sociale. En associant empreintes de pas et cartographie,
l’artiste rend visible le parcours de ceux qui vivent et travaillent dans
l’ombre, montrant que derrière chaque pas discret se cache une histoire, un
territoire vécu et une humanité résistante.