Laurent Maero n’est pas venu directement à la sculpture. Né en 1968 ses parents préféraient qu’il exerce un « vrai métier ». Adolescent il passe par une formation technique à Grenoble suivi d’une formation d’installation et de maintenance téléski /téléphérique. Laurent Maero...
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Laurent Maero n’est pas venu directement à la sculpture. Né en 1968 ses parents préféraient qu’il exerce un « vrai métier ». Adolescent il passe par une formation technique à Grenoble suivi d’une formation d’installation et de maintenance téléski /téléphérique. Laurent Maero a ensuite enchainé tout un tas de métiers : d’électricien à chauffeur-livreur… Mais ses cahiers de brouillon, remplis de dessins, n’étaient jamais loin. En 1991 il quitte Grenoble pour Bordeaux où il va suivre une formation de génie électrique et mécanique pour travailler dans un bureau d’études. S’en suit une autre formation, de plasticien-sculpteur, dans une école d’arts appliqués à Caudéran.il passe aussi un deug et une licence en art appliqué a bordeaux Après trois ans, il enseigne à son tour, et ses premières sculptures sont été exposées. Au départ, son travail est très académique, puis petit à petit son style évolue pour ressembler à ses sculptures actuelles ; un style qui lui ressemble davantage inspiré de thèmes qui lui viennent au quotidien. Comme en photo, il veut figer l’instant, il aime également réaliser des personnages en équilibre, pour surprendre. Sa première sculpture en métal voit le jour ; elle est composée d’ovales soudés les uns aux autres. « Puissance d’acier » est primée par une médaille d’or à Talence en 1995 lors de l’une des premières expositions de l’artiste. L’inox permet d’aller plus loin que l’acier, il est à la fois plus élastique et plus résistant. Néanmoins, Laurent Maero travaille l’inox comme de la dentelle pour des créations aériennes. Les techniques qu’il maîtrise, s’effacent devant sa créativité. L’inox est froid, rigide, mais ses sculptures sont légères, aériennes créant ainsi une opposition. « J’essaie donc de faire oublier le matériau. Il doit s’effacer devant l’œuvre ; je ne veux pas qu’on voie le matériau en premier. » Sans cesse à la recherche d’une technique qui lui permettra de s’affranchir des lois de la gravité, l’envie de réaliser des pièces de plus en plus grandes se fait sentir, toujours dans le but de traduire des sentiments, de faire transparaître les émotions, également en extérieur. « Certains mouvements, certaines émotions, ont besoin d’être réalisés en grand format, pour que le résultat soit bon. » Pour Maëro, seule compte l’émotion ressentie par le public qui découvre son travail. Après être passé entre ses mains, le métal, froid et rigide, devient chaleureux et poétique.